LUNATICA (ch) - New Shores (2009)
Label : Napalm Records / Season of Mist
Sortie du Scud : 27 février 2009
Pays : Suisse
Genre : Pseudo Metal symphonique
Type : Album
Playtime : 11 Titres - 50 Mins
S’il y’a un groupe qui a convenablement choisi son nom, c’est bel et bien LUNATICA. Leurs premiers efforts, Atlantis en 2001 et Fables & Dreams en 2004 avaient été très bon et The Edge Of Infinity en 2006, très mauvais. Alors les suisses avaient le choix entre équilibrer la balance et confirmer leur déclin avec New Shores ou au contraire, se reprendre et affirmer leur suprématie sur la sphère Metal symphonique suisse. Verdict ? Balle au centre. On remarque dès le premier coup d’œil que les helvètes ont changé quelque chose dans leur conception du visuel. La beauté des paysages naturels lunaires entrevus sur les rondelles précédentes à laisser place à une rêverie futuriste inquiétante. Serait-ce la signature sur Napalm Records qui leur en fait voir de toutes les couleurs.
Produit par les soins de Sascha Paeth (KAMELOT, EDGUY…), l’album met un temps fou à démarrer. La première vitesse est passée seulement sur la cinquième plage, « Into The Dissonance » qui marque l’osmose primaire entre les orchestrations et un son de guitare plus ambiant. Jusque là, LUNATICA était méconnaissable. Des propositions comme « Two Dreamers » ou « The Chosen Ones » manquaient inexplicablement de tonus et d’allant pour nous faire croire en une rédemption. Mieux vaut tard que jamais. On retrouve (si peu…) le vrai visage des suisses sur la deuxième partie du brûlot, avec leur musique rugueuse, qui, comme un ballon gonflé à l’hélium, tend à s’envoler vers les cimes. La présence de vocaux masculins de fort grande qualité sur « Farewell My Love » ou encore la ballade acoustique « Heart Of A Lion » à tendance à varier un peu le jeu. Mon seul soucis est le manque incroyable de pêche et d’envie des zicos. C’est à se demander s’ils avaient vraiment envie d’enregistrer cet album, tant ils font preuve de nonchalance et de passivité. Bordel, un riff, c’est pas comme une marguerite qu’on effeuille ! Faut rentrer dans le lard, être un minimum expressif ! Je me demande si, au final, ce n’est pas le sans faute intégral d’Andrea qui sauve LUNATICA du naufrage. Cette vocaliste confirme avec brio tout le bien que je pensais d’elle. Elle est capable de prouesses vocales qui suffisent à me faire oublier le reste. La clarté de sa voix est un don du ciel. Merci de le partager avec nous. Pour le reste, c’est une profonde déception et ce malgré le léger mieux entrevu sur la deuxième moitié du compact-disc. Je pense que j’étais légitimement en droit d’attendre quelque chose de différent d’un combo de cette envergure. Mon dernier argument concernera la tournure définitivement pompeuse et consensuelle qui se voit attribuer à des morceaux tels « Winds Of Heaven » principalement qui ressemble plus à une reprise du « Can’t Live » de MARIAH CAREY qu’a du Metal Symphonique. LUNATICA serait-il en train d’inventer le Slow Metal qui passera à la boom des 14 ans de Jessica ? On est en droit de se le demander.
Cette review est un tacle appuyé, certes. Mais c’est quand même pas trop demander que de faire preuve de motivation quand on a la chance d’être artiste, de pouvoir s’exprimer en musique. Hors, là, on a la sensation que New Shores était une corvée pour eux. Du coup, elle en devient aussi une pour nous.
Ajouté : Jeudi 19 Mars 2009 Chroniqueur : Stef. Score : Lien en relation: Lunatica Website Hits: 11169
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