JORN (no) - Lonely Are The Brave (2008)
Label : Frontiers Records / Nocturne
Sortie du Scud : 6 juin 2008
Pays : Norvège
Genre : Heavy Poussif pour retraités
Type : Album
Playtime : 9 Titres - 46 Mins
Il était une fois un grand viking blond à la voix puissante et veloutée qui voulait réussir dans le Hard-Rock. Pour ce faire, il commença l’aventure dans une drôle d’arche, dont la musique originale sut conquérir un grand nombre d’animaux qui montèrent à bord. Il su aussi s’associer avec d’autres figures, bien plus connues que lui, dont un petit maître suédois, réputé pour sa tyrannie, avec un drôle de prénom, Yngwie. Plus il rejoignit des personnages essentiels du paysage allemand, Roland et Uli, pour mettre au point un plan de maître.
Quoiqu’il en soit, le grand viking blond suscitait l’adhésion à chacune de ses aventures, tel un Harry Potter du Heavy-Metal, qui aurait eu la capacité de fédérer ses troupes grâce à sa facilité déconcertante d’aligner des lignes de chant toutes plus enchanteresses les unes que les autres.
Mais voilà, même les géants font des faux pas. Depuis l’an 2000, Jorn, puisqu’il faut bien préciser son nom, joue les stentors avec un groupe du cru, qui porte le prénom de deux de ses membres. Et si les quatre livraisons précédente de m’avaient pas convaincues, le mot devient très faible à l’écoute de ce Lonely Are The Brave.
D’habitude, j’exècre les promos voice-over, parce qu’ils gâchent inévitablement une partie du plaisir de l’écoute. Mais là, non seulement la voix off ne m’a pas dérangé outre mesure, mais elle m’a même rendu service en me rappelant régulièrement que j’écoutais le dernier album de JORN, et non pas un worst-of de DIO.
Il est clair que la voix de LANDE à plus d’un point commun avec celle du petit lutin qui combattait les vilains dragons, mais, avec le cadre instrumental adéquat, les points communs se transforment en mimétisme absolu.
Pêle-mêle, on se prend à croire qu’on réécoute « Egypt », « Holy Diver », « Sacred Heart » ou autre « Don’t Talk To Strangers ».
Ca aurait pu être amusant, sauf qu’à contrario de JORN, DIO savait, dans le passé composer de véritables hymnes. Ce qui n’est pas le cas de cet amas de clichés qui ferait fuir dans la forêt n’importe quel fan d’HAMMERFALL. Ici, tout n’est que platitude, riff convenus, soli standard, même la sublime voix de LANDE ne parvient pas à convaincre. A part le refrain de « Promises » qui parvient pendant une poignée de secondes à faire illusion, le reste n’est qu’une vulgaire marmite de poncifs tous plus éculés qu’une vieille blague de Michel LEEB. Alors il reste la production, irréprochable et quelques envolées vocales de ci de là.
C’est peu, très peu pour un bonhomme pareil. Et si j’accorde une étoile et demi, c’est uniquement pour « The Inner Road », sa gueulante magistrale et son riff un tant soit peu moderne et accrocheur. Sinon, le jugement frisait le zéro absolu.
Par pitié Jorn, tu mérites mieux que ça. Ne perds pas ton sens de l’aventure, même si on sait tous que tu aimes plus que tout le Hard-Rock de tradition. Sinon, tu risques de finir comme Ronnie dans les années 90. A la Boule Noire devant 150 pélos.
Trop triste pour toi…
Ajouté : Mercredi 28 Mai 2008 Chroniqueur : Mortne2001 Score : Lien en relation: Jorn Website Hits: 10621
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